On ne dis jamais rien, puisqu'on parle tout le temps. [ Schmitt ] ________________ Voyager - Mike Oldfield.

" Cher Monsieur Balsan, je n'écris jamais, car si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie ... "


Éric Emmanuel Schmitt dit " Être optimiste est un combat ". Je vais vous raconter une histoire. Un jour, je m'étais lancée. J'y étais parvenue. J'avais osé commencer à écrire un ouvrage, un livre. Je m'étais installée sur mon lit, ordinateur ouvert, et j'ai cliqué sur Word. J'écoutais une musique de fond, calme, mais entrainante. Je voulais raconter. Nous raconter. Exprimer et rédiger quelque chose, un " truc" subtil. Je voulais faire une sorte de compte-rendu de voyage, sauf que ce voyage, c'était ma vie. Je voulais, que chacun de mes amis, si un jour ils avaient l'occasion de le lire, s'y retrouvent. Je voulais qu'à travers les deux seuls personnages principaux, ils se regroupent tous. Qu'a un moment par des phrases symboliques, ils puissent se dire, chacun leur tour, elle parle de moi là. Elle me mentionne. Je ou j'ai fais parti de sa vie, et elle le sait. Voila, une sorte d'hommage. Qu'il n'y ai jamais de fin. Qu'il me suive partout ce bouquin. Alors, j'avais commencé a respirer lentement. Un prologue. Voilà, par quoi je voulais le commencer. J'ai fais le vide autour de moi. Je voulais que ce livre commence par Lui. Que se prologue le concerne. Mais c'était trop simple. Vraiment trop simple. Il le devinerait facilement. Alors il s'appellerait Lou. Oui, son personnage momentanément, serait une fille. La fille. Cette fille. Il resurgirait de manière globale dans tel ou tel personnage, mais pour commencer, il serait Lou. J'ai toujours aimé ce prénom. (Loup tu crois ?). C'est dur, je vous assure, c'est très dur de commencer un livre. La toute première phrase; c'est elle la plus compliquée. Elle donne le ton, et suit les émotions. J'ai tapé, et tout ce prologue a suivit. Je crois, en fait je suis sûre, que je n'avais jamais rien écris et décris d'aussi beau. C'était lui, c'était moi. J'étais dans un état second lorsque je l'avais écris. J'étais parvenue à mettre mon esprit en veille, et à parler avec mes émotions, mes sensations, et surtout mes sentiments. J'avais la bouche près du c½ur quoi. Ce prologue reste ce dont j'étais la plus fière. Puis, j'ai continué, au fil des jours. Jour après jour, alors que je voyais le nombre des tiens diminué, j'ai écris. Pour toi, pour moi, pour les autres. C'est un peu prétentieux, ou égoïste, d'écrire pour la première fois, un livre, qui relate notre vie. C'est vrai, je l'avoue. Mais loin de moi l'idée d'être prétentieuse, c'était juste mon médicament. J'ai écris, écris, écris. Les chapitres ne me plaisaient pas, pas en globalité du moins. Seul mon prologue comptait. Toutes ces phrases me plaisaient, toutes. Je n'acceptais pas de ne pas parvenir à satisfaire mon égo, autant que lors de l'écriture de ce prologue. Mais je continuais. Pour me dire que notre livre aurait des chapitres. Des choses a raconté. Mais finalement, tout avait été dit dans ce prologue. Je ne voulais pas de fin à ce bouquin, car je ne voulais pas finir le dernier chapitre de ta vie. Tu sais, tu m'avais appelé après avoir vu " Ps : I love you ". Et tu m'avais dis, que la dernière lettre, tu me l'envoyais. J'avais pris ça oralement. J'avais revu cette séquence du film. Et j'en m'en étais contentée. Et je me souviens de la surprise, bonne et mauvaise, d'avoir compris que tu avais joint le geste à la parole. Deux jours après, je l'avais entre les mains cette lettre. En cendres à l'heure qu'il est. Et à cette heure, j'ai également tout perdu. Une mauvaise manipulation de ma mère, et mon prologue a disparu. A tout jamais. Et ma mémoire est trop mauvaise. Et aujourd'hui toi aussi tu as disparu. En fait, c'est faux de dire cela. Puisque je sais où tu es. Et où tu n'es plus. Tu n'as pas disparu en somme, tu t'es juste effacé. POF, un peu. Je n'ai plus rien de toi, si ce n'est cette bague, ces commentaires, et tes souvenirs. Mais je t'assure, su mon oreiller se cache ton odeur. Tout cela pour dire, qu'après la perte de mon prologue, je n'ai jamais su m'y remettre. Je savais que tout ce que j'écrirai serait moins beau. Pas à la hauteur. Et aujourd'hui, je me dis, pourquoi pas ? Je déteste être une pourquoi pas, mais quand il s'agit de ré-entreprendre cela, je me dis pourquoi pas. Ma mémoire est trop mauvaise.

C'est comme ça que tout a commencé, je crois.
"Je ne saurais expliquer ce que j'ai ressenti lorsque, pour la première fois, mon regard s'est posé sur elle."
Et si j'avais su l'expliquer.
Je crois.

On ne dis jamais rien, puisqu'on parle tout le temps. [ Schmitt ] ________________ Voyager  - Mike Oldfield.

# Posté le samedi 28 novembre 2009 08:19

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 11:14

Je l'aimais. A notre amour défait. ___________________________________ Run & Hide - Anna Chalon.



Il est absurde - dit la raison.
Elle est ce qu'elle est - dit l'amour.
Il est regrettable - dit le calcul.
Ce n'est rien, mais la douleur... - dit la peur.
C'est sans espoir - dit l'instinct.
Elle est ce qu'elle est - dit l'amour.
C'est ridicule - dit la fierté.
Il est irresponsable - souligne la prudence.
Il est impossible - dit l'expérience.
Elle est ce qu'elle est - dit l'amour.


 Je l'aimais. A notre amour défait. ___________________________________ Run & Hide - Anna Chalon.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 10:58

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:16

Once upon the time. _________________________________________ Emmenez-moi - Charles Aznavour.


Je me dis que, peut-être, tu viendras ici. Je ne peux pas me permettre de t'envoyer un texto, ça prendrait trop de place. Trop de texto. Etj'aurais du mal a effacer, recommencer. Ça serait la galère. Et c'est pas une bonne idée. Au moins, ici, ça laisse le doute. Sois tu viens lire ici, sois tu ne viens pas. Je ne saurais probablement jamais, car même si tu venais, tu laisserai pas de commentaires, comme à ton habitude. Tu passes furtivement, sans que personne ne le sache. Tu es ce regard qu'on sent sur nous, à nous épier, mais qu'on ne trouvera jamais.

Tu dois, ne pas me comprendre. A vrai dire, moi non plus je ne me comprends pas, mais je sais pourquoi j'ai fais ça. Je te dois bien une explication. Et je me dis que le plus tôt possible sera le mieux. Car je ne pourrais pas supporter ton regard ces deux derniers mois. Alors, j'assume ce que j'ai fais, car c'est ce que je voulais, mais je connaissais les conséquences. Pour le coup, on choisis ses actes, et, ses conséquences. Même si e savais ce que ça allait être dur. Et encore le mot est faible. Haïssable. Mon geste était haïssable, et c'est ce que je voulais.

Je souhaitais que tu me haïsses, me déteste, c'est beaucoup plus simple. Pour se quitter, tu comprends ? Je ne veux pas que tu connaisses ce que jai connu, la perte d'un être cher, et son manque, et son manque... Je ne prétends pas avoir un si grand impact sur toi, que lui à eut sur moi. Non,je ne le prétends pas et ne le souhaite pas. Mais, je me dis que si tu me haïs, si je te deviens indifférente, ça sera moins dur dans deux mois. Je ne veux te laisser aucun remords. Et aucun regret.Je ne veux pas être un souvenir. C'est trop douloureux. Je veux que tu me haïsses au point que mon départ, n'y changera rien. Mais pour être franche, j'ai du mal. Je n'aime pas quand tu ne m'aimes pas. Cependant, j'ai décidé de ne pas être égoïste sur ce coup. De ne pas prendre une décision, pour mon bien être, c'est à dire, dans ce cas, savoir que je te suis chère. Mais je flanche déjà, puisque j'écris ça. Mais je me dis que tu as le droit à une explication. Elle te semblera peut-être insignifiante, ou inexcusable. Mais e te la devais. Si tu savais comme ça a été dur d'appuyer sur cette touche centrale de mon portable. Envoyer. C'est tellement simple d'appuyer sur ce bouton pression, pourtant il m'a fallu toute ma force pour l'enclencher. Je n'ai pas réussi à dormir, Dès que je fermais les yeux, je te voyais. Je ne cherche pas à enclencher ta pitié en te disant ça. J'essaye juste de te montrer que c'est aussi difficile pour moi.

A vrai dire, toutes ces descriptions de sentiments, tout ces états d'âmes, c'est à toi normalement que je les raconte. Et là, j'suis pas toute seule, mais je me sens seule. Hier, j'aurai presque espérer que tu viennes jusqu'à chez moi, pour que je t'explique tout ça en face. Même si la nuit était tombée. Mais j'assume. C'est que deux interminables mois à vivre. Même si ce dernier mot, n'est pas vraiment le terme juste. J'aimerai continuer jusqu'à pas d'heures, ne jamais m'arrêter de me justifier, de m'expliquer, pour être sûre que tu comprennes tout. Mais, faut pas, ça serait de la gourmandise de ma part, en essayant d'entretenir ce lien que pourtant, je m'applique - difficilement - à faire céder. Et puis, ça fait pas joli sur skyrock un long texte. Rester dans le superficiel, pour sauver les apparences. Sauver les apparences.

Un jour, tu comprendras. Et j'espère me pardonnera.


[ ♪ Je fuirai, laissant là mon passé, sans aucun remords. ]

Once upon the time. _________________________________________ Emmenez-moi - Charles Aznavour.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 04:49

Tes yeux sont si bavards. __________________________________________ Il y a - Vanessa Paradis

Il y a là la peinture, des oiseaux, l'envergure, qui luttent contre le vent.
Il y a là les bordures, les distances, ton allure, quand tu marches juste devant.
Il y a là les fissures, fermées les serrures, comme envolés les cerfs-volants.
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement.
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi ?
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ?
Il y a là là là, si l'on prenait le temps, si l'on prenait le temps.
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement.
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi ?
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ?
Il y a là les mystères, le silence,ou la mer qui luttent contre le temps.
Il y a là les bordures, les distances, ton allure, quand tu marches juste devant.
Il y a là les murmures, un soupir, l'aventure, comme envolés les cerfs-volants.
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement.
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi ?
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ?
Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi ?
Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ?

Il y a là là là, si l'on prenait le temps, si l'on prenait le temps ?

Tes yeux sont si bavards. __________________________________________ Il y a - Vanessa Paradis

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 13:00

Ce n'est pas le sujet que tu crois. Ce n'est pas " Savoir que c'est mal, que ce n'est pas bien, mais qu'est ce que c'est bon ". _____________________________________________________________ I do - Rob Costlow.


Je fais.
Mais je fais quoi ?

La raison ou la passion ?
Dis-moi.

Laisse moi avec ce gâchis
Ce n'est pas ce que je fais.
C'est le mauvais endroit
Pour être en train de penser à toi.
C'est le mauvais moment
Pour quelqu'un de nouveau.


Est-ce que c'est bien ?
De donner mon arme a feu quand elle est chargée


Passion, non ?
( Passionnant).



Ce n'est pas le sujet que tu crois. Ce n'est pas " Savoir que c'est mal, que ce n'est pas bien, mais qu'est ce que c'est bon ". _____________________________________________________________ I do - Rob Costlow.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:55

Un très bref, interminable moment. _______________________________________ Mei Tei Sho - Choradia



J'ai l'étrange impression d'être Gollum, dans le seigneur des anneaux. Attirée, d'une étrange façon par un objet, qui caractérise tout. Mon " tout". J'ai l'impression de pas savoir me contrôler vis a vis de ce sentiment. Une certaine drogue, une addiction. Une envie. Un désir. Comme en philosophie. Désirer, c'est convoiter. Et quand notre désir est satisfait, ça ne nous calme pas forcément toujours. Soit ça nous en dégoute, soit ça nous hante de plus en plus. Je regarde, je touche, je caresse ce cadeau. Cette addiction. Et même si elle s'est fendue, le symbole n'en a pas moins diminué. Me faire mal, m'oublier pour ce cadeau, je m'en fiche. Je ne m'occupe pas de moi quand je pense à cela. Et je sais qu'il ne serait pas content. Il serait même en colère. Cette colère douce qu'il avait. Car il souhaite/ait que je prenne soin de moi. J'essaye. J'te jure. J'te promets, mon Amour. Mais qu'est ce qu'on s'en fou, je suis heureuse. Ton souvenir est heureux. J'ai "le sourire facile, même pour les imbéciles" :). De la joie, et de l'envie de partager. Du désir.
Alors qu'importe. J'te sens près de moi. Derrière mes pas. Dans mon ombre, et je suis heureuse. Je demande rien de plus. Vraiment rien. Finalement,quand on y réfléchit, on ne qualifie jamais Gollum de méchant. Juste de schizophrène. et moi ça m'fait rire. Oui, rire. R-I-R-E. Alors, je réunifierais ces deux coeurs. Je porterai leur deux poids. Je me retourne vers le ciel. Tu y es caché. Je souris.

Et dès lors, la suite ne m'appartient plus, mon précieux.( :-) )


Un très bref, interminable moment. _______________________________________ Mei Tei Sho - Choradia

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 09:55

Dis le moi encore. Encore. _________________________ ( Depuis le temps ) Long Nights - Eddie Vedder.

Dis le moi encore. Encore. _________________________ ( Depuis le temps ) Long Nights - Eddie Vedder.

C'est fou, comme un rien, produit un tout.
Un tout de flou, un tout de nous.
Un tout, tout doux. Un tout, tout fou.
Un tout de rien. Un tout d'un coup.
Un toutefois. Un tout d'une fois.

Un tout et c'est tout.

( J'ai senti ton odeur sur mon oreiller ce matin. )

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 05:36