Je me dis que, peut-être, tu viendras ici. Je ne peux pas me permettre de t'envoyer un texto, ça prendrait trop de place. Trop de texto. Etj'aurais du mal a effacer, recommencer. Ça serait la galère. Et c'est pas une bonne idée. Au moins, ici, ça laisse le doute. Sois tu viens lire ici, sois tu ne viens pas. Je ne saurais probablement jamais, car même si tu venais, tu laisserai pas de commentaires, comme à ton habitude. Tu passes furtivement, sans que personne ne le sache. Tu es ce regard qu'on sent sur nous, à nous épier, mais qu'on ne trouvera jamais.
Tu dois, ne pas me comprendre. A vrai dire, moi non plus je ne me comprends pas, mais je sais pourquoi j'ai fais ça. Je te dois bien une explication. Et je me dis que le plus tôt possible sera le mieux. Car je ne pourrais pas supporter ton regard ces deux derniers mois. Alors, j'assume ce que j'ai fais, car c'est ce que je voulais, mais je connaissais les conséquences. Pour le coup, on choisis ses actes, et, ses conséquences. Même si e savais ce que ça allait être dur. Et encore le mot est faible. Haïssable. Mon geste était haïssable, et c'est ce que je voulais.
Je souhaitais que tu me haïsses, me déteste, c'est beaucoup plus simple. Pour se quitter, tu comprends ? Je ne veux pas que tu connaisses ce que jai connu, la perte d'un être cher, et son manque, et son manque... Je ne prétends pas avoir un si grand impact sur toi, que lui à eut sur moi. Non,je ne le prétends pas et ne le souhaite pas. Mais, je me dis que si tu me haïs, si je te deviens indifférente, ça sera moins dur dans deux mois. Je ne veux te laisser aucun remords. Et aucun regret.Je ne veux pas être un souvenir. C'est trop douloureux. Je veux que tu me haïsses au point que mon départ, n'y changera rien. Mais pour être franche, j'ai du mal. Je n'aime pas quand tu ne m'aimes pas. Cependant, j'ai décidé de ne pas être égoïste sur ce coup. De ne pas prendre une décision, pour mon bien être, c'est à dire, dans ce cas, savoir que je te suis chère. Mais je flanche déjà, puisque j'écris ça. Mais je me dis que tu as le droit à une explication. Elle te semblera peut-être insignifiante, ou inexcusable. Mais e te la devais. Si tu savais comme ça a été dur d'appuyer sur cette touche centrale de mon portable. Envoyer. C'est tellement simple d'appuyer sur ce bouton pression, pourtant il m'a fallu toute ma force pour l'enclencher. Je n'ai pas réussi à dormir, Dès que je fermais les yeux, je te voyais. Je ne cherche pas à enclencher ta pitié en te disant ça. J'essaye juste de te montrer que c'est aussi difficile pour moi.
A vrai dire, toutes ces descriptions de sentiments, tout ces états d'âmes, c'est à toi normalement que je les raconte. Et là, j'suis pas toute seule, mais je me sens seule. Hier, j'aurai presque espérer que tu viennes jusqu'à chez moi, pour que je t'explique tout ça en face. Même si la nuit était tombée. Mais j'assume. C'est que deux interminables mois à vivre. Même si ce dernier mot, n'est pas vraiment le terme juste. J'aimerai continuer jusqu'à pas d'heures, ne jamais m'arrêter de me justifier, de m'expliquer, pour être sûre que tu comprennes tout. Mais, faut pas, ça serait de la gourmandise de ma part, en essayant d'entretenir ce lien que pourtant, je m'applique - difficilement - à faire céder. Et puis, ça fait pas joli sur skyrock un long texte. Rester dans le superficiel, pour sauver les apparences. Sauver les apparences.
Un jour, tu comprendras. Et j'espère me pardonnera.
[ ♪ Je fuirai, laissant là mon passé, sans aucun remords. ]